textes 2000

Écritures du nom. Guillermina Diaz (Traduction de J. Nassif)
Dans l’espace entre ce qui provient de l’Autre et ce que le sujet s’approprie, transite le nom, arborant des croyances, des suppositions, des rêves et des théories à propos de sa radicale impropriété. Or, dans l’appellation : je m’appelle untel de tel endroit, ce sont non seulement le nom de famille et le nom de baptême qui s’actualisent ; en ce lieu se trouvent aussi les changements de graphie, l’effacement de tel ou tel nom, les mises à jour du mythe familial dans chaque roman singulier, qui, à la façon de Pénélope, ne cessent d’être faites et défaites. Mais il n’y a pas que cela : sont aussi à considérer les surnoms, les apocopes, les différents noms donnés dans l’enfance, ceux dont usent les amis, et eux seuls.

PSYCHANALYSE ET PSYCHOTHÉRAPIE. Marie-José Verdier
À la fin de l’assemblée générale de janvier, j’ai exprimé mon souhait que les C.C.A.F. se donnent les moyens de réfléchir au problème aujourd’hui très actuel de la psychanalyse face aux psychothérapies. Annie Sotty nous a fait part de l’existence d’une commission sur ce sujet au sein de l’Interassociatif. Cependant il me semble que cette réflexion est l’affaire de chacun et que nous avons à partager nos différents points de vue. Ces quelques notes que je vous propose n’ont pour objectif que de lancer une discussion à l’Assemblée Générale de juin, en espérant qu’elle sera mise à l’ordre du jour comme cela a été demandé.

LA CONFIANCE EN QUESTION Sean Wilder
Souvent énoncée dans des entretiens préliminaires et même dans des analyses ou thérapies bien engagées, cette plainte, de par sa trivialité simpliste, vague, opaque et opacifiante, peut agacer qui est amené à l'écouter, d'autant plus qu'elle fait partie d'un discours qui tourne sur lui-même et dont toutes les issues semblent condamnées. "Je manque de confiance en moi" -, "Je manque d'assurance" -, "J'ai peur de ne pas être à la hauteur" sont quelques-unes de ses formulations les plus courantes.

À Propos du livre Le Soleil Aveugle : LA PAROLE et l’ÉCRIT Jean-Paul Dromard
Le livre témoignage de Claudie Sandori dont le titre équivoque Le Soleil aveugle peut se lire de deux façons, a retenu notre attention pour plusieurs raisons. Tout d'abord cet écrit constitue le dossier clinique de la relation perverse que l'auteur a vécue avec celui qu'elle appelle son « analyste » qui accepta de la recevoir comme patiente, en dépit du fait qu'il était son professeur de psychologie en faculté, qu'elle « adorait ».