L'analyse profane : sacrée pratique, pratique sacrée (Lille, nov 13)

Le samedi 30 novembre 2013 à 19h07

Samedi 23 novembre et dimanche 24 novembre 2013. ADSSEAD, 23 rue Malus - Lille

L'analyse profane: pratique sacrée, sacrée pratique

 

Le paradoxe souligne l'intranquillité de la pratique de l'analyste

L'institution de la cure ne peut se passer des rites qui en supportent la condition, des rites qui inscrivent avec insistance la place de l'écart et l'adresse opérante au lieu de l'Autre marqué d'une absence radicale.

L'absence de l'analyste, son silence, comme une présence en creux, construit la possibilité d'une présentification du sujet dans son discours, à lui adressé jour après jour dans les séances d'analyse pour autant que cette absence ne soit pas une inexistence.

A l'aphorisme de Lacan "l'analyste ne s'autorise que de lui-même, et de quelques autres" , répondent aux CCAF d'une part dans les statuts  de l'Association un " pas de liste d'analystes au départ" c'est-à-dire pas de titres, de gradus ou de hiérarchie qui vaillent au sein de ses membres et d'autre part dans le nom lui-même de Cartels Constituants de l'Analyse freudienne la question de l'institution de la psychanalyse au-delà de l'intimité de la cure.

Quelle fonction et quelle place pour ces "quelques autres?  Face au risque de la folie singulière de l'auto-engendrement ou de celui de la dérive communautaire, aux CCAF c'est du Cartel, au travail de et en cartel qu'est attendue l'advenue d'un effet d'enseignement.

Un cartel co-(i)instituant pour chacun, par effet d'un retour d'un lieu d'adresse, lieu tiers posé là au départ et soutenant la dimension du témoignage indirect.

Dans cette journée d'étude des Cartels Constituants de l'Analyse freudienne nous interrogerons diverses occurrences d'illustration du paradoxe de la pratique de l'analyste.