LE MALAISE DANS LA CIVILISATION CONTEMPORAINE LES PSYCHANALYSTES ET LA PSYCHANALYSE ENTRE LIBERTÉ ET POUVOIR (Turin, mai 2015)

Le mercredi 08 avril 2015 à 11h37

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Argument

Le Séminaire de l’I-AEP de Turin du 16 et 17 mai 2015, « Le malaise dans la civilisation contemporaine, les psychanalystes et la psychanalyse entre liberté et pouvoir » fait suite deux Séminaires précédents, celui d’Avignon, Du Politique pour la psychanalyse, et celui de Paris, Sur l’éthique de la psychanalyse, avec lesquels il partage les thèmes des recherches mêmes.

Le Séminaire de Turin a l’intention de suggérer un travail sur le sujet du « champ/terrain » culturel, théorique et politique où la Psychanalyse inscrit aujourd’hui sa recherche.

Puisque la psychanalyse est le lieu de rencontre des recherches théoriques de tout psychanalyste, nous proposons à chaque collègue d’interroger sa clinique et sa propre curiosité intellectuelle pour contribuer à la construction d’un ultérieur temps nouveau pour la psychanalyse.

Comme Freud, dans Das Unbehagen in der Kultur (« Malaise dans la civilisation »), et comme Lacan dans le Séminaire L’envers de la psychanalyse et Radiophonie et télévision, il est nécessaire de questionner la culture/civilisation de son temps là où celle-ci structure l’Autre dans le discours du contrôle.

Lacan a relancé, avec ses « quatre discours », l’exigence de garder en tension constante ses « mathèmes » : la vérité, le savoir, l’agent et la production, dans un enlacement réciproque qui atteint la spécification nécessaire d’autres signifiants, comme « liberté et pouvoir » que la culture globalisée a aujourd’hui faussé.

La psychanalyse a un épistémè (ἐπιστήμη) propre, à savoir comment interroge-t-elle notre temps dans sa structure civile ?

A quelle position intellectuelle s’autorise-t-il le psychanalyste lors de la construction de sa propre théorie, ou bien dans sa proposi- tion éthique, quand le malaise civil perd le moment de l’écoute et rencontre sa traduction/trahison en termes de maladie ?

Ou bien quelle position éthique assume le psychanalyste par rapport à la demande de psychothérapie venant de la société, quand celle-ci ne supporte pas le malaise civil et ne l’interprète que comme symptôme à corriger ?

Ainsi posés, en termes d’une recherche en commun, nous proposons trois temps de travail, constitués de quelques sujets :

a) comment peut-on décrire le Malaise dans la civilisation contemporaine ?

b) quelle relation structure-t-elle le rapport entre le psychanalyste et la psychanalyse comme lieu de la rencontre entre la recherche théorique et l’éthique de chacun ?

c) comment peut-on définir, à partir de notre position culturelle, théorique et éthique, le rapport avec la liberté et le pouvoir ?

 

 

Programme

SAMEDI 16/05

9 heure ouverture des inscriptions
9,30 Présentation du Séminaire par Franco Quesito, (SOTTO LA MOLE)

Plusieurs interventions courtes, de dix minutes chacune sont prévues. Elles seront suivies des moments prévus pour le débat avec le public.


Dimanche matin:

La matinée de dimanche sera réservée à l’écoute de rapporteurs qui auront comme mission de  relancer le débat à partir de ce qu’ils auront entendu par l’entrecroisement des interventions  et des échanges du samedi.

Grand débat avec la salle

Michel Guibal : (Psychanalyse Actuelle), Président de l’I-AEP : En guise de conclusion

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Récapitulatif des interventions

Franco Quesito (Sotto la Mole) : Présentation du Séminaire

Michel Hessel (Cercle Freudien): Quand l’angoisse se fait suggestion : « la foule dissociée met le sujet en guerre civile »

Nizar Hatem (Groupe d’études Psychanalytiques de Grenoble): « Du traumatisme et de son malaise

Lucía Ibáñez Márquez (Cartels Constituants de l’Analyse Freudienne) : « Séduction et soumission au dogme »

Michel Lehmann (Groupe d’études Psychanalytiques de Grenoble) : « Des embarras du psychanalyste »

Jean Pierre Eeckhout (Gezelschap voor Psychoanalyse en Psychotherapie) :
"Het culturele ongemak" “L'inconvénient de la culture”

Albert Maître (Groupe d’études Psychanalytiques de Grenoble) : « Du malaise au fétichisme dans la civilisation »

Gabriele Lodari (Tracce Freudiane) : « La psicanalisi e gli psicanalisti »

Stefania Guido (Sotto la Mole) : « L’Italia, la psicanalisi, la questione del potere e della libertà »

Rossella Giacometti (Accademia di Torino) : « Il malessere nella civiltà contemporanea »

Pietro Andujar (Nodi freudiani) : « La psicanalisi al risveglio dal sonno dogmatico contemporaneo: per una libertà e un arbitrio dell'ascolto »

Da Firenze (Libertà e psicanalisi) : « Cura e potere - La psicanalisi come ospite inquietante »

Angelo Conforti (aepsi) : « Percorsi della filosofia » (titolo provvisorio)

Alessandra Guerra (Movimento per la libertà della psicanalisi) : « Il potere della parola »

Groupe Inter-associatif, Jacques Aubry (Cercle Freudien): « Scènes analytiques »

Michel Guibal : (Psychanalyse Actuelle) : En guise de conclusion

Textes proposés, mais les auteurs ne seront pas présents :
Christine Bigallet (GEPG) : L’inventivité du psychanalyste
Isabelle Durand (GEPG) : La singularité de la psychanalyse

Testi proposti e presentati per la pubblicazione negli atti del Seminario
Franco Quesito (Sotto la Mole) : Psicanalisi e psicanalisti
Luciano Faioni (Scienza della parola) : Libertà e potere

 

 

Textes