Paris

Caminantes

"Comment puisons-nous, chacun à notre manière, des "outils" pour notre clinique, bien sûr dans notre analyse, mais plus précisément dans ce que celle-ci nous a permis d'entendre de pratiques ou de de champs qui ne sont pas directement ceux de l'analyse: musique, poésie, toutes formes de création, mais aussi interrogations du quotidien."

Nombre de participants: 7

Réunions de 15h à 17h30, sur Paris, une fois par mois, le dimanche ou parfois le samedi.

Contacter: Claire Colombier  ccolombierpro@gmail.com

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Proposition de cartel: L'inconscient, c'est le politique

L'aliénation sociale, l'atomisation des individus, leur domestication rampante, la prégnance de la glu des médias sur ce qui leur reste de pensée, ont des conséquences graves sur les « corps parlants » (anorexie, boulimie, toxicomanies diverses, angoisse, culpabilité kafkaïenne, attaques surmoïques massives…). Pour penser ces conséquences, le moment est je crois venu de faire retour à des banalités de base. Ici, la séparation de l'affect et de la représentation, avec les différents destins de l'un et de l'autre dans les différentes déclinaisons de la souffrance selon Freud, qui lui-même éprouvait (c'est en toutes lettres à la page 242 de sa correspondance avec Fliess), « le brûlant besoin de vivre encore une fois totalement tête et cœur à l'unisson, d'être un zoon politicon […] ».

 « Vivre totalement tête et cœur à l'unisson, être un zoon politicon », n'est-ce pas la seule planche de salut rationnelle que la psychanalyse doit persister à polir, dans des temps où une sorte de fascisme fait miroiter à « des corps sans pensée et des pensées sans corps » (Annie Le Brun) un recollement fou, pathologique, irrationnel, entre l'affect et la représentation ?

Contacter: Pierre Eyguesier pierreeyguesier@gmail.com 06 77 12 98 15